Take away my pain

07.11.2006 | Richy
383 visiteurs  -  Aucun commentaire

Un titre de Dream Theater pour égayer ce blog dont les articles clairsemés ne peuvent que témoigner de l’intensité de ma vie new-yorkaise, et non de l’ennui qu’écrire ce blog pourrait susciter, bien au contraire. Dream Theater, mon groupe favori, que beaucoup ne connaissent (ou n’apprécient) malheureusement pas, à tort, vraiment, et qui a le mérite d’avoir composé une chanson pour chacun de mes états d’âme. Et ils en sont à huit albums. Ce qui ne veut pas dire que je n’ai que huit états d’âme. Huit âmes à la limite. Toujours est-il qu’un huit, pourvu qu’il soit un peu allongé (et je devrais également être allongé à l’heure qu’il est, tant mes yeux se ferment tout seuls) représente l’infini.

Et c’est cet infini que j’ai l’impression de parcourir au quotidien, mon quotidien qui, lui, est dramatiquement "fini". Dans le sens où il a un début, un milieu, et une fin. Que d’agitation en deux semaines ! Entre la visite d’un ami parisien, la fête d’Halloween célébrée comme il se doit, un joyeux et sympathique shabbat, une nouvelle comédie musicale sur Broadway (The producers, de Mel Brooks), des balades à Central Park, midtown, Greenwich village, Times Square, un peu de jogging au milieu des écureuils de bon matin juste avant le célèbre marathon, sans oublier (comment l’oublier ?) le boulot quotidien, j’ai véritablement le sentiment qu’il doit manquer des heures à mes journées. Vingt-quatre ? Ca me paraît un peu court, jeune homme ! Mais je dors quand alors ? Quand les chats m’y autorisent ? Les chats ? Quels chats ? Je n’ai pas précisé que ma coloc’ avait deux chats (Simon et Garfunkel) ? Oui, il y a deux chats à la maison, ce qui fait un nombre incalculable de poils. En fait ce serait calculable, mais je ne pense pas que ça intéresserait un seul de mes lecteurs. Dans ce cas là, autant compter les acariens de mon oreiller, les grains de peinture projetée sur les murs, ou apprendre par coeur la liste des ingrédients composant le ketchup ou la moutarde (purée de tomate mi-réduite principalement, mais si elle est mi-réduite, qu’est-ce qu’il y a dans l’autre moitié ?).

Aujourd’hui, et pour encore trente-trois minutes, nous sommes le lundi 6 novembre, ce qui veut dire que j’entame mon sixième mois à New York. D’aucuns diraient que ça passe vite, d’autres diraient plutôt "c’est tout ?". Ignorant ces traits d’esprit qui feraient passer le plus bête de mes chats pour un prix Nobel, je me rends compte, définitivement, que le temps semble passer plus vite quand on s’agite en tout sens, qu’on déambule à gauche, à droite, au centre, ou ailleurs, qu’on gesticule, et si l’on gesticule, comment voulez-vous que je ne trouve pas ma place dans cette ville mouvante ? L’anti-immobilisme, la vitesse, le changement, l’antonyme du trivial, le contraire du prévisible, c’est l’ensemble de ces synonymes qui font verser mon coeur, mes pieds et mes dollars dans cette ville définitivement incompréhensible.

Un des aspects comiques des blogs, c’est ça. C’est dire, écrire, ce que l’on ressent au moment présent, sans nécessité de connecteur logique. Sans but, sans fard, sans pudeur ou presque. On connait quand même parfois son public. Je ne cherche pas à justifier ici mes compte-rendus sporadiques, je n’ai de compte à rendre à personne, à part à ma coloc et à ses chats quand ils ont faim, et certainement pas à mon fournisseur d’accès internet français. Free, oui. Ce petit paragraphe est la synthèse de mes émotions du moment, qui s’expriment grâce à une succession de mots que j’espère cohérente, et dont, encore une fois, celle-ci se concentre dans le morceau Take away my pain de Dream Theater. Je n’incite pas au piratage, mais si vous la téléchargez et que vous l’aimez, vous pouvez foncer pour acheter l’album qui la contient, Falling into infinity (tiens, encore ce "infinity", ce huit allongé ...). Aujourd’hui, plus que jamais, New York has taken my pain away. Alors en attendant, voici le texte de ce mystérieux et ambigu message délivré par John Petrucci et James Labrie. Bonne continuation. I was sitting on the edge of his bed

Staring at the headlines on the paper

He said, "look at poor gene kelly

I guess he won’t be singing in the rain."

You can take away my heroes

Can you take away my pain

Take away my pain

Leave the cold outside

Please don’t let it rain

Don’t stumble on my pride

Take away my pain

I’m not frightened any more

Just stay with me tonight

I’m tired of this fight

Soon I’ll be knocking at your door

She was standing by the edge of his bed

Staring at the message on their faces

He said, "what else can you do babe ?

I guess I won’t be coming home again."

They just took away all my promises

Make them take away my pain

Take away my pain

Leave the cold outside

Please don’t let it rain

Don’t stumble on my pride

Take away my pain

I’m not frightened any more

Just stay with me tonight

I’m tired of this fight

Soon I’ll be knocking at your door

His final scene

The actor bows

And all those years

Are gone somehow

The crowd applauds

The curtain fails

I was standing by the edge of the water

I noticed my reflection in the waves

Then I saw you looking back at me

And I knew that for a moment

You were calling out my name

You took away my hero

Will you take away my pain

Take away my pain

Let the cold inside

It’s time to let it rain

There’s nothing left to hide

Take away my pain

I’m not frightened any more

I’m learning to survive

Without you in my life

Til you come knocking at my door...

 

Poster un nouveau commentaire


Emoticones :

(Pour insérer un émoticone, cliquez simplement sur l'image.)

:aime::bof::clindoeil::diable::en_colere::etoile::exclamation::fleur::interrogation::langue::lol::lunettes::mouai::pas_content::pleure_de_rire::rigolo::sourire::surprit::triste::xtra:

Titre :

Texte de votre message :

(Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)


Lien hypertexte (optionnel)

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d'informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)


Qui êtes-vous ? (optionnel)


Articles les plus consultés

Articles récemment mis à jour

Le blog de Richard A New York est un site de la marque DLABAL Design

2 rubriques ... 25 articles ... commentaires ... sites référencés ... 0 visiteurs par jour (20609 au total)

Haut de page | XHTML 1.0 | CSS 2