Ca marche !

05.06.2006 | Richy
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Ca, pour marcher, ça marche ! Deux bonnes balades ce week-end, à travers Manhattan, de haut en bas (100 rues) et d’est en ouest (7 avenues), ou presque. Samedi : je sors du foyer ; ah, il pleut ! Heureusement que j’ai ma casquette... Bof bof. Trente secondes plus tard, ce n’est plus de la pluie, mais un petit déluge. Je laisse mon jean déteindre sur mes chaussures, puis je m’arrête à un bus stop, pour, logiquement, prendre le bus sur Colombus Avenue. Au chaud et assis, j’étais le seul passager du bus à ne pas connaître du tout ma station d’arrivée. J’attendais de voir un quartier qui me plaisait pour descendre. Je suis donc descendu à Chelsea, plutôt au sud donc (limite entre Downtown et Midtown), et je me suis baladé dans ce quartier plutôt gai. Qui s’est très vite révélé plus gay que gai. Ni une, ni deux, et encore moins trois, je suis remonté de quelques rues. Puis j’ai fait quelques détours entre la 7ème et la 6ème avenue, m’arrêtant pour prendre un Mc chicken qui était plus petit que les Mc chicken français ! La honte ! J’ai croisé un exilé de la rue Montgallet pour acheter un câble informatique, puis, dans mon élan (cette phrase n’est pas à connotation zoophile), j’ai continué mon avancée dans les profondeurs de Manhattan. De la 14ème rue, je suis remonté, remonté, jusqu’à la 42ème, c’est-à-dire à Times Square. Ecrans géants, touristes, magasins énormes, bref, tout est grand. Plus loin, j’ai bifurqué sur Broadway, la seule rue de traviole dans midtown et dans l’upper west side. Au sud de central parc, j’ai longé le parc (il pleuvait et je ne voulais pas avoir plein de terre sur mes chaussures déjà pleines de bleu du jean, à cause de la pluie si vous suivez). Arrivé vers la 76ème rue, je suis retourné sur Broadway, voyant les marchands de conneries glacées ou de hot dogs débiles défiler, sans même renifler les odeurs de gras qui s’échappent dans la rue. Puis j’ai acheté des cintres. A un moment, j’ai même refait mes lacets, mais si je commence à raconter combien de fois j’ai repris ma respiration et combien de fois j’ai toussé, je vais perdre des lecteurs. J’ai donc pris mes pieds, mes jambes et tout le reste à deux mains, pour continuer mon périple, et rentrer crevé à la 112ème rue, mon adresse, mon foyer, mon chez moi ici. Les plus malins d’entre vous auront noté que 112-14 rues font 98 et non 100 comme annoncé, mais comme j’ai fait des détours, j’arrondis.

Et comme si ça suffisait pas, j’ai remis le couvert dimanche, heureusement sous un soleil battant. Pas trop chaud, pas trop froid, lumineux comme il faut. Qu’est-ce qu’on fait dans ces cas-là ? On prend son appareil photo et on se dirige vers Central Park, of course ! Première impression : c’est petit. Alors je me dirige vers le sud, et hop, ça monte ! Je gravis la petite butte, et là, surprise : vue plongeante sur le reste du parc : je retire ce que j’ai dit : c’est grand ! Je redescends de l’autre côté, et suis divers chemins plus ou moins escarpés, passant entre de grands arbres, des ruisseaux, des petites chutes d’eau, des oiseaux bizarres qui parlent pas un mot de français, des américains qui profitent de leur dimanche et qui ne parlent pas un mot de français non plus. J’arrive vers un grand lac, bordé par une piste de jogging, bien pensée car non recouverte de bitume (mauvais pour les articulations, le bitume !). Ils sont malins, ces américains ! Et, toujours pas bête, le sens giratoire est imposé sur cette piste "joggable" ! Plus loin, presqu’au sud, j’aperçois un nombre impressionnant de drapeaux israéliens. N’imaginant pas une seule seconde qu’il existe un passage secret dans le parc reliant New York à Tel Aviv, je m’approche, et, coup de bol : c’était le jour d’une jewish parade sur la 5th avenue ! Plein de juifs partout, représentant diverses associations et mouvements, même des orthodoxes reniant Israël et portant des drapeaux palestiniens, qui étaient parqués loin des autres (et qui n’arrêtaient pas de se faire insulter d’ailleurs ! logique...) ! Arrivé au bout de l’avenue, passage devant le building où je bosse, puis retour vers Times Square pour manger un bout. Et là, j’ai été faible : j’ai pris le métro, mais seulement pour quelques stations car j’ai dû descendre plus tôt sur Broadway pour aller acheter une couverture et un oreiller à un vendeur noir qui -cool- parlait français ! Et comme je ne suis pas super calé sur le vocabulaire de la literie, j’avoue que ça a aidé... Puis retour au foyer, et prise de contact avec les habitants, les bayitniks, et montrage de la cuisine, des règles à respecter, and so on. Et me voila, à minuit, fatigué, prêt pour une semaine de boulot intense ! Vivement demain...

 

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